Les Ecoles - Koutammarikou

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Les Ecoles

École de Dikouan - chez Roch -
Le repas de midi n’est pas prévu, les femmes chargées de cuisiner ne sont pas là. Philippe et Marie ont insisté pour que Rock joue son rôle et qu’il se charge de vérifier la présence des dames.
Lorsque l’on sait que certains de ces enfants font 1h à 2h de marche le matin ET le soir, le repas est absolument indispensable.  Il faut espérer que Rock sera plus vigilant à l’avenir, ce qu’il a promis. Emmanuel se chargera de contrôler.
École de Koutanongou - chez Nestor -
Non loin de là, nous visitons un petit village dont l'école n'est pas – encore – soutenue par l'association. Nous y découvrons un très ancien Tata Somba, demeure du chef du village. Ce dernier accepte que nous visitions et photographions sa demeure ; il nous "cueillera" à la sortie par un simulacre de danse guerrière … extraordinaire de lire le plaisir dans les yeux malicieux de ce vieux bonhomme ; il accompagne ses gestes de percussions et de vocalises. Pour le remercier, nous convenons de lui apporter du riz. Il n'y croit pas trop et préférerait de loin garder Marie … Après un "tope-là" vigoureux avec elle,  il nous laisse repartir. Dommage, il ne sera là lorsque nous repasserons tenir notre promesse.
Dans le même village, nous visitons l'école. Son instituteur - totalement démuni - accueille une trentaine d'enfants dans une seule classe. Il est très motivé et espère que l'association pourra leur venir en aide.. Il est assisté d'un jeune instituteur bénévole (mais oui, cela existe !!) qui, lui, fait la classe aux plus petits … sous une paillote. Le village est très pauvre et malgré toute la bonne volonté des habitants, ils ne peuvent lui offrir que les repas. Dans ces conditions, bon nombre d'enfants ont le ventre vide !

L'école est très bien tenue ; la cour est exemplaire, bordée de petits cailloux blancs … (Petit Poucet serait-il passé par là ?) qui délimitent également la cour de récréation, les espaces de sport - la piste d'athlétisme et le terrain de football -, la place du drapeau, etc … Astucieux décor obligeant les adultes à respecter l'espace des enfants … Bravo Félix ! Nous remplaçons la brosse à ongles du "coin propreté" et les enfants sont très fiers de nous faire une démonstration des règles d'hygiène. Nous serons accueillis dans chaque classe par des chansons et des exercices de lecture.
Malheureusement le bureau se détériore (les termites sont à l’œuvre) et il faudra l’enduire de ciment pour stopper les dégâts.
Il manque une classe "en dur", les petits apprennent à l'air libre, sous la paillote ; pas facile à la saison fraîche, dans le vent et la poussière. ; et les occasion d'être distrait sont nombreuses !!
Les maisons pour les instituteurs sont presque terminées, les villageois ont participé à la construction. Là encore Félix a su ruser en créant une perspective d'arbres conduisant les véhicules à l'écart des enfants.
Nous avons ensuite déjeuné chez Alphonse, à l'ombre des manguiers et avons été gratifiés des danses traditionnelles par le même groupe d’enfants - accompagnés de Nicolas à la flûte - que lors de la soirée du 31 décembre.

Lors de cette visite, nous avons été impressionnés par la discipline avec laquelle les enfants font la queue pour recevoir leur repas. Il serait peut-être intéressant de faire vivre une journée d’un écolier Somba à certaines de nos têtes blondes …
Repas que nous avons partagés et que certains d’entre nous la surprise de trouver épicé ! Nous nous sommes régalés.
Et puis Philippe et votre serviteur ont entamé une partie de foot endiablée, avec des protagonistes jouant à pieds nus pour la plupart sur un sol caillouteux à souhait, sans que nous percevions une gêne quelconque !
Nous avons été accueillis - comme chez Félix - par des chants dans chaque classe. Rosa a été fière de nous présenter un exercice de lecture.
Les enfants nous sont apparus très intimidés par notre présence, les enseignants très fiers de leur mission et très motivés, malgré les nombreuses difficultés à surmonter.
Nous n’allons pas redire ce que Xavier a déjà communiqué sur ce qu’il se passe à Natitingou. Il nous semble toutefois important que

Nous apportons deux lourdes étagères qui seront débarquées du bus dans l'enthousiasme général.
Puis ce fut une discussion interminable, menée par Emmanuel et en présences de la représentante de l'association des femmes du village, du meunier, du chef du village (père du meunier) et des femmes de l’association pour comprendre la raison qui ne permet pas aux femmes de l'association d’effectuer le remboursement du microcrédit ayant servi à financer le moulin.
A la fin de la discussion, il a été convenu que les femmes devaient payer le meunier, pour que lui puisse à son tour payer les femmes pour les céréales qu'elles lui apportent et ainsi commencer le remboursement du crédit.
Nous visitons ensuite le moulin, et assistons enfin à la première paye du meunier….
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